Sur décision européenne, Le golfe de gascogne se trouve intégralement interdit à la pêche, entre le 22 janvier et le 20 février 2025.
Les pêcheurs ont eu beau tenter de se battre en proposant des dispositifs alternatifs (dispositifs sonores et autres), le Conseil d’État relève que la Commission européenne a pris une mesure d’interdiction de la pêche dans le Golfe de Gascogne entre le 22 janvier et le 20 février 2025 pour tous les navires français de plus de 8 mètres utilisant des chaluts pélagiques, des chaluts-boeufs de fond, des sennes pélagiques, des filets maillants calés, des trémails ou des trémails et filets maillants combinés. Agnès Pannier-Runacher affirme que les pêcheurs seront dédommagés « à hauteur de 80 à 85% de leur chiffre d’affaires ». Le compte n’y est pas pour l’Union du mareyage français. Cette organisation professionnelle a estimé à 60 millions d’euros les pertes de chiffre d’affaires liées à l’interdiction temporaire de la pêche, soit trois fois plus que l’enveloppe promise par le gouvernement. « Les criées ont perdu entre 50 et 60% de leur volume de vente » durant la première période d’interdiction de la pêche, à l’hiver 2024, alerte le directeur de l’organisation des producteurs pêcheurs d’Aquitaine. Mais que vaut la vie de nos pêcheurs et de leurs familles à côté de celle d’un marsouin ? Selon les pêcheurs, les analyses du laboratoire de Pelagis qui sont à la base de l’interdiction, seraient biaisés et largement exagérés. Le vrai risque serait la pêche intensive des grands bâteaux ultra-modernes hollandais qui pillent les mers. Avec cette nouvelle interdiction, manger du poisson va devenir difficile et coûteux.
Les agriculteurs n’allaient pas bien, pour les pêcheurs, ça va être pire.