10 ans d’enfer a paris.
Pendant 10 ans, Paris a vécu l’enfer. Celui des travaux d’abord.
Plus de 9 000 chantiers en même temps dans une ville. Des chantiers parfois arrêtés faute de budgets ou par changement d’orientation, mais dont la nuisance demeure et qui participent au deuxième enfer, celui de la circulation. A cause des bouleversements d’une voirie désormais ubuesque, où les automobilistes sont devenus des parias qu’il faut torturer et éliminer autant que possible, circuler dans Paris nécessite la prise d’antidépresseurs et d’anxiolitiques dès le matin. Où les furieux pédaleurs sont les dangereux rois du bitume empruntant, épars, les 4 voies d’une rue de Rivoli qui n’en demandait pas tant. Où la vitesse, même sur le périphérique est réduite à sa plus lente expression. Où atteindre certains lieux de la capitale relève souvent de la gageure si on a le malheur de transporter enfants ou autres charges sur 4 roues. Même les piétons ne savent plus où donner de la tête. Traverser la rue, devient un challenge entre les vélos qui grillent les feux, les automobilistes exaspérés, les bus qui foncent pour rattraper leur retard et les autres qui cherchent un chemin autorisé et sécurisé et rapide, qu’ils ne trouveront jamais…
Le troisième enfer
…c’est la saleté. Elle devient évidente aux yeux des parisiens bien sûr, mais surtout à ceux qui ne sont pas venus depuis longtemps (touristes ou provinciaux) et qui découvrent avec dégoût le nouvel Eldorado des rats et autres vermines, punaises et autres cafards. Cette saleté crée une odeur de Paris différente : un mélange de viande avariée, de pot d’échappement bloqué dans les embouteillages, de métro sale, de pipi et autres excréments avec, en note de fond, une touche de poisson mort.
Le quatrième enfer:
Et non des moindres est l’insécurité. Pour une jeune fille sortir seule le soir dans certains quartiers relève de l’inconscience, mais également pour les personnes agées, et tous ceux qui portent sur eux les signes d’un butin probable. Entre les zones de crack, les zones de deal, les zones de vendeurs à la sauvette et les maniaques du couteau, il faut savoir sérieusement slalomer pour s’en sortir entier. Evidemment, les parisiens s’en vont. Depuis l’arrivée au pouvoir à Paris de Anne Hidalgo, la capitale perd plus de 10 000 parisiens par an, soit environ 130 000 durant sa présence à l’Hôtel de Ville. On les comprend, les autres n’ont sans doute pas le choix ou bien des nostalgiques, ou enfin surement, les fonctionnaires de la capitale (55 000 permanents pour gérer le merdier). Par comparaison Londres c’est 1 agent pour 107 habitants, Paris c’est 1 pour 47 ! Paris est un bon reflet de la France dans ce domaine. Et dans celui de la dette également. Paris a simplement doublé sa dette avec Anne Hidalgo. Dette qui atteint 9 milliards d’euros ! abyssale ! et paradoxal car avec moins de parisiens on pourrait penser que les besoins diminuent. Que nenni. Les coûts de fonctionnement de Paris augmentent d’environ 1 milliard par an. Pour le résultat sus-décrit.
La seule bonne nouvelle, c’est qu’elle ne se représente pas. Ouf.
On a su restauré Notre Dame en 5 ans, remercions le Ciel qu’on ne réinstaure pas «notre drame» pour la même période…