Les français épargnent encore et toujours plus. De nombreuses raisons les poussent à suivre les pas de l’écureuil et à mettre des noisettes de côté : le pessimisme sur l’avenir économique, la peur du chômage, la crainte d’une crise financière, mais surtout l’incertitude réelle de pouvoir toucher la retraite promise, au montant promis. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Plan Épargne Retraite (PER) attire autant de souscripteurs. Avec 100 milliards d’encours il a séduit plus de 10 millions de français. c’est même le PER individuel qui possède l’encours moyen le plus important (15 817 euros), loin devant les PER collectif ou obligatoire. On glisse doucement du système par répartition vers celui de la capitalisation une nécessité face aux besoins actuels. Amusant par ailleurs, les syndicats qui sont vent debout contre la retraite par capitalisation siègent au conseil d’administration du seul « fonds de pension » français. Oui, il existe un fonds de pension français. Et vous ne devinerez jamais pour qui ? Pour les fonctionnaires ! L’ERAFP, l’Établissement de retraite additionnelle de la fonction publique, qui gère la retraite par capitalisation de 4,5M de fonctionnaires… ». La capitalisation non ! sauf pour nos camarades fonctionnaires. La transition est inévitable, n’en déplaise à la gauche marxiste archaïque qui s’accroche pitoyablement à son idéologie solidaire.