Où l’on entend Manu, l’enfant roi, couiner pour ce nouveau caprice : je veux mes vitraux ! je veux mes vitraux !
L’affaire commence le 8 Décembre 2023 lorsque ledit Macron, en visite sur le chantier de Notre-Dame, avait annoncé l’organisation d’un concours pour installer des vitraux contemporains dans les baies de six chapelles du bas-côté sud de la nef de la cathédrale en remplacement des vitraux de Viollet-Le-Duc, classés monuments historiques et tout juste restaurés (par l’argent des donateurs). La Commission Nationale du Patrimoine et de l’Architecture s’était prononcée, le 11 juillet dernier, à l’unanimité contre le remplacement de ces verrières en invoquant la charte de Venise – texte de 1964, signé par la France, qui interdit le remplacement d’éléments anciens bien conservés par des pièces modernes. Mais l’enfant gâté persiste pourtant. Les défenseurs du patrimoine s’insurgent contre la violation de cette loi sur le patrimoine culturel, le hashtag #saccagenotredame est même lancé et une pétition recueille 200 000 signatures sur Change.org. Un comité est pourtant constitué pour lancer un concours. Ils désignent 6 projets. Mais l’une des équipes, celle de Pascal Convert, préfère se retirer en respect de la Charte de Venise. Profitant de cette place libérée, et de façon toute arbitraire (sans l’avis du comité), 3 nouveaux noms sont ajoutés, dont le redoutable et coûteux Buren ! Le bon ami du capricieux… L’Association Sites & Monuments veut porter l’affaire devant la justice. C’est avec la complicité de l’incompétente Rachida Dati à la culture qui ose annoncer selon la Tribune de l’Art : «La Commission nationale a émis un avis défavorable à la dépose des vitraux de Viollet-le-Duc. La consultation engagée en avril dernier pour solliciter les meilleurs artistes et maîtres verriers permettra de disposer à l’automne d’un projet lauréat. Comme prévu lors de l’engagement de cette démarche, la Commission nationale sera à nouveau consultée en fin d’année 2024 afin d’examiner le projet lauréat qui aura été sélectionné. Elle pourra à ce moment-là apprécier au vu du projet l’intérêt pour la cathédrale de l’apport de cette création.» Dans cette période où « chaque centime compte », comme disait l’ex-crétin des finances qui a sauvé l’économie française et mis la Russie à genoux, dépenser 5 millions d’euros pour jeter à la jaille 6 vitraux classés, restaurés, de 120 m2 ! Décidément Manu et les siens osent tout ! Comme dirait Audiard «… c’est même à çà qu’on les reconnait ! »