Elle était pourtant la fierté de notre généralissime Macron. Formés dans un camp militaire français, 2 300 soldats devaient composer la toute nouvelle 155ème brigade ukrainienne, baptisée «Anne de Kiev». En effet, à l’occasion du 80ème anniversaire du Débarquement allié en Normandie, le dénommé Macron avait assuré à son homologue Zelensky, qu’il formerait et équiperait une brigade entière sur son sol. Pour faire bonne mesure, on l’équipe, entre autres, selon le ministère des armées : de 128 véhicules de l’avant blindé, 18 canons Caesar (soit un quart de notre cheptel !), 18 blindés de reconnaissance AMX10RC, 10 TRM ainsi que 20 postes Milan. La France est le premier pays à entraîner une brigade entière sur son sol : « Par le nombre de soldats entraînés et la durée de l’entraînement, il s’agit d’un exercice sans précédent », a déclaré l’Élysée.
Hélas, dès leur formation 50 soldats ont déserté en France et 1 700 autres avant même d’être déployés sur le théâtre des opérations… Devenir chair à canon sur la ligne de front semble projet de vie peu enviable par les temps qui courent. Dès son arrivée, le reste de la brigade a été dispersée sur le front, notamment à Pokrovsk, l’un des secteurs les plus chauds du front Est, tandis que son commandant a été démis de ses fonctions, ainsi que plusieurs de ses subalternes (selon France Info). «la 155e brigade a subi des pertes importantes dès les premiers jours », a accusé le journaliste ukrainien Iouri Boutoussov.
La député ukrainienne Mariana Bezougla, avait évoqué début décembre une « brigade zombie » formée à des fins de « publicité ». Bravo Manu !