Emmanuel, notre grand organisateur de spectacles en plein air, nous offre (avec nos deniers) après les cérémonies olympiques ou versaillaises, une inauguration de Notre-Dame à la gloire des pompiers mais surtout, en sous-entendu, à la sienne.

L’Église était plus que réticente à ce que le président fasse un discours au sein de la cathédrale. Même la Loi de 1905, concernant la séparation de l’Église et de l’État, y est notoirement opposée (article 35-1 : « Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte ou dans leurs dépendances qui en constituant un accessoire indissociable. Il est également interdit d’y afficher, d’y distribuer ou d’y diffuser de la propagande électorale, que ce soit celle d’un candidat ou d’un élu. ). On prétendra que le mauvais temps (étonnant début décembre !) a changé la donne, la gigantesque tente n’aura servi à rien, le sermon « culte » de Macron aura bien lieu dans le choeur, face aux télévisions soumises à sa gloire. La bonne nouvelle est que l’on parle, enfin, un peu, des églises qui brûlent et que ce tinta-marre éclaire un peu l’évidence de nos racines chrétiennes. (Même si l’enquête sur les causes de l’incendie de Notre-Dame a été classée sans suite et… secret défense !, et que le silence est particulièrement observé sur la quarantaine d’églises incendiées cette année ! Des incendies certainement accidentels bien sûr, il est d’ailleurs connu que les églises en France sont beaucoup plus inflammables que les mosquées ou les synagogues.). Après le discours de censure – qui lui convient très bien- celui de la brûlure. Incroyable pour un incroyant.